Le Guide Essentiel  de la  

(Péri)Ménopause 

Un guide médical validé pour traverser la  (péri)ménopause avec confiance 

Table des matières

Le guide essentiel de la (péri)ménopause: pour qui, et pour quoi ?

Ce guide offre une synthèse complète sur la périménopause et la ménopause, élaborée par l'équipe de MenoClinic et validée par notre comité médical. Il rassemble les  connaissances les plus récentes, issues des recommandations internationales (NAMS,  IMS, BMS) et françaises (CNGOF, GEMVI), pour offrir une information fiable, claire et structurée. 

Son objectif est de vous permettre de comprendre les mécanismes hormonaux à  l'œuvre, d'identifier les symptômes, d’anticiper les différentes phases de cette  transition, et d’explorer les options de prise en charge - médicales, non hormonales et préventives. 

  1. Votre corps en transition 

    Décryptez la biologie de la périménopause et de la ménopause, et  comprenez les changements hormonaux qui s'opèrent.

  2. Les phases de la ménopause

    Explorez les différentes étapes, de la périménopause précoce à la post ménopause avancée, pour mieux anticiper.

  3. Gérer les symptômes 

    Reprenez le contrôle en identifiant et en comprenant vos symptômes, du  syndrome génito-urinaire aux autres manifestations. 

  4. Les solutions thérapeutiques 

    Découvrez les approches, incluant la THM, les thérapies non hormonales et  complémentaires, pour un accompagnement adapté.

  5. Mode de vie et bien-être 

    Adoptez les modifications essentielles du mode de vie, incluant sport et arrêt du tabac, dès la périménopause.

  6. Savoir quand consulter 

    Apprenez à reconnaître les signes qui nécessitent l'avis d'un professionnel  pour une prise en charge optimale.


 



1. La (péri)ménopause et sa biologie:  votre corps en transition 

Vos ovaires, les premiers organes à vieillir 

Vos ovaires possèdent dès la naissance une "réserve" de follicules (vos futurs ovules). Cette réserve diminue naturellement au fil des années. 

 

Or vos ovaires produisent presque toutes les hormones féminines essentielles : l’oestrogène et  la progestérone. Ces hormones ne servent pas seulement à réguler vos cycles ou à permettre  une grossesse - elles agissent dans tous les systèmes d'organe de votre corps

Le saviez-vous?

 

Quand la réserve ovarienne s'épuise : la carence en oestrogènes

Lorsque votre réserve de follicules diminue, la production hormonale chute aussi 

C’est ce déclin hormonal progressif qui explique les symptômes de la (péri)ménopause :  bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse intime, variations d’humeur & mais aussi les risques “silencieux” à plus long terme qui y sont associés, comme l'ostéoporose ou les  maladies cardiovasculaires.

2. Les phases de la transition  ménopausique 

La transition ménopausique est un processus progressif qui s9étend sur plusieurs  années. Elle se décompose en quatre grandes étapes, débutant parfois jusqu'à 10  ans avant la ménopause et se prolongeant tout au long de la vie. 

PHASES DE LA TRANSITION MÉNOPAUSIQUE 



Le début de la périménopause 

Entre 4 et 10 ans avant la ménopause 

Ce qui se passe  

Vos ovaires fonctionnent encore, mais de façon erratique. Le cerveau essaie de les pousser à  libérer un ovule - mais comme notre réserve ovarienne est faible, et nos ovules de moins bonne  qualité, notre réponse hormonale (oestrogènes et progestérone) est chaotique. La progestérone  chute en premier, tandis que les estrogènes fluctuent de façon imprévisible. Ce déséquilibre hormonal, souvent qualifié de “zone de chaos”, perturbe l'ensemble des systèmes du corps -  sommeil, humeur, température, cycles menstruels.  

Symptômes prévalents 

Beaucoup de femmes décrivent une impression de “ne plus se reconnaître”. Les symptômes sont  souvent neuro-hormonaux (dû aux fluctuations chaotiques des hormones) comme:  

  • cycles plus courts (parfois plus de 7 jours) ou imprévisibles, syndrome prémenstruel (PMS)  accentué ; 

  • anxiété, irritabilité, hypersensibilité ; 

  • sommeil léger ou fragmenté ; 

  • difficulté à se concentrer, “brouillard mental”. 

Ce qui change en profondeur 

Sous l'effet de la chute de l'oestrogène, l'équilibre inflammatoire se modifie ; le métabolisme devient moins stable, la densité osseuse commence à diminuer doucement 

Ce que l’on fait à ce stade 

C'est le moment idéal pour poser les bases d'une prise en charge proactive. Un premier bilan  clinique (et parfois hormonal) permet de confirmer l'entrée en périménopause et d'identifier les  facteurs de risque individuels. Selon les besoins, plusieurs leviers peuvent être activés : 

  • Approche non médicamenteuse : hygiène de vie adaptée (sommeil, activité physique,  alimentation), gestion du stress, supplémentation ciblée (magnésium, vitamine D, oméga-3). 

  • Soutien neurocognitif : thérapies cognitivo-comportementales (TCC), relaxation, hypnose,  pour atténuer les symptômes anxieux ou le brouillard mental. 

  • Micro-ajustements hormonaux : dans certains cas, une progestérone micronisée ou un  traitement local peut être proposé pour soulager des symptômes cycliques ou troubles du  sommeil. 

L’objectif : stabiliser cette phase de transition, soulager les premiers symptômes, et prévenir une  aggravation à mesure que la carence hormonale s’installe. 

La périménopause avancée 

1 à 3 ans avant la ménopause 

Ce qui se passe  

La réserve ovarienne s’épuise : les cycles deviennent rares (plus de 60 jours sans  règles), puis disparaissent progressivement. Les taux d'oestrogènes chutent: les  montagnes russes d'oestrogène caractéristiques du début de périménopause  laissent place à un déclin continu. 

Symptômes prévalents 

Les symptômes deviennent plus nets et s9apparentent aux signes classiques de la  ménopause, le plus souvent: 

  • bouffées de chaleur et sueurs nocturnes 

  • réveils multiples, fatigue chronique  

  • palpitations, céphalées, douleurs articulaires 

  • fluctuations d’humeur, découragement 

  • prise de poids abdominale, ballonnements

Ce qui change en profondeur

La perte osseuse s’accélère, le cholestérol et la glycémie se modifient ; le risque cardiovasculaire commence à se profiler. 

Ce que l’on fait à ce stade

C'est le moment optimal pour agir. Un bilan complet oriente la stratégie:  

  • THM (traitement hormonal de la ménopause) à faibles doses pour stabiliser la transition; 

  • ou alternatives non hormonales (TCC, fézolinetant, hygiène de vie renforcée). L’objectif : éviter la bascule brutale en carence complète.


La ménopause 

Le jour où vous n'avez pas eu vos règles pendant 12 mois 

La ménopause désigne un seul jour 

Celui où vous atteignez 12 mois consécutifs sans règles. Ce jour marque la fin de  l'activité ovarienne. 

L'âge médian de la ménopause en France est de 51 ans 

mais il existe une grande variabilité (45-55 ans). Dans certains cas, la ménopause  peut survenir plus tôt, naturellement ou à la suite d'un traitement médical  (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie, traitements anti-hormonaux). On parle  alors de ménopause précoce ou induite, nécessitant une prise en charge  spécialisée. 


Le début de postménopause  

5-8 ans après la ménopause 

Ce qui se passe  

La carence hormonale en oestrogène est installée et définitive. La production  d'oestrogènes chute et se stabilise à un niveau très faible, ce qui entraîne une  cascade de modifications physiologiques affectant l'ensemble de nos systèmes  d'organes. Cela se traduit par l'apparition ou l'aggravation de symptômes  physiologiques visibles, mais aussi par une dégradation silencieuse de notre santé. 

Comment vous pouvez le ressentir

Ce sont plus de 70 symptômes (voir en annexe) qui ont été recensés. Ils varient  d9une femme a l’autre, mais les plus fréquents sont: 

  • Bouffées de chaleur et sueurs nocturnes persistantes (~75-85% des femmes) Sécheresse vaginale, gêne ou douleur pendant les rapports (~50% des femmes) Fatigue et baisse de motivation 

  • Insomnies 

  • Perte de tonus cutané et musculaire 

Ce qui change en profondeur

C'est la période où la perte osseuse et musculaire est la plus rapide : jusqu'à 20 %  de la masse osseuse peut disparaître en 5 ans, et 15% de notre masse musculaire.  Le système cardiovasculaire devient plus vulnérable : la protection oestrogénique  disparaît. 

Ce que l'on fait à ce stade 

L’accompagnement vise deux objectifs : soulager les symptômes et protéger les  organes cibles (os, cœur, cerveau). Le THM, individualisé, reste le traitement de  référence (voir traitements ci-dessous). 

La postménopause avancée 

Le reste de votre vie 

Ce qui se passe  

Les symptômes s9atténuent progressivement pour la plupart des femmes, mais les  conséquences « invisibles » d'une carence hormonale chronique deviennent  cruciales. L'absence prolongée d’oestrogènes accélère le vieillissement de la quasi-totalité des organes. 

Ce qui change en profondeur 

Sarcopénie, ostéoporose, rigidité artérielle et vieillissement cognitif deviennent les  enjeux dominants. 

Ce que l’on fait à ce stade 

L’objectif est une maintenance active : 

  • THM (Traitement Hormonal de la Ménopause) ou traitement local ciblant la  sphère génito-urinaire. 

  • Adaptations du mode de vie, devenues essentielles pour contrer le vieillissement  accéléré : pratique régulière de la musculation et d’une activité à impact,  alimentation anti-inflammatoire (voir liste complète des recommandations ci dessous) 

  • Suivi cardiovasculaire régulier, pour prévenir les effets métaboliques de la  carence oestrogénique.

3. Les symptômes de la (péri)ménopause

La réalité des symptômes 

On associe souvent la ménopause aux bouffées  de chaleur et aux sueurs nocturnes. 

Pourtant, la réalité est bien plus vaste et  complexe : plus de 70 symptômes différents ont  été recensés par la recherche médicale. 


Ces symptômes varient considérablement d'une femme à l'autre selon 

  • Sa phase de transition hormonale 

  • L'intensité et la rapidité de la chute hormonale 

  • Son mode de vie 

  • Ses antécédents médicaux et ses facteurs génétiques 

Symptômes les + fréquents 
Troubles Menstruels 

(Périménopause seulement) 

  • Cycles irréguliers (+ courts ou + longs)

  • Règles abondantes ou hémorragiques

  • Saignements imprévisibles 

Symptômes Psychologiques et Cognitifs

  • Sentiment de "ne plus se reconnaître"

  • Fatigue chronique 

  • Anxiété, crises d'angoisse 

  • Irritabilité, sautes d'humeur, instabilité  émotionnelle 

  • Baisse de confiance et d'estime de soi

  • Troubles de mémoire à court terme

  • Difficultés de concentration, "brouillard  mental"

Syndrome génito-urinaire de la  ménopause (GSM) 

  • Sécheresse vaginale, atrophie vulvo vaginale 

  • Irritation, démangeaisons, brûlures  vulvaires 

  • Douleurs lors des rapports sexuels  (dyspareunie) 

  • Saignements post-coïtaux 

  • Infections urinaires à répétition 

  • Urgences urinaires, fréquence urinaire  accrue 

  • Incontinence urinaire d'effort


Les conséquences silencieuses à long terme 

Au-delà des symptômes visibles et gênants, l'absence durable d'oestrogènes entraîne des  transformations profondes et silencieuses qui compromettent votre santé et votre longévité. 

  • Une perte osseuse accélérée, jusqu'à 20% dans les cinq années suivant la ménopause, qui  fragilise les os et favorise l'ostéoporose ; 

  • Fonte musculaire (sarcopénie) : diminution d'environ 15 % de la masse musculaire dans les cinq  années suivant la ménopause ; 

  • Une augmentation du risque cardiovasculaire, les maladies du cSur devenant la première  cause de mortalité chez les femmes ménopausées ; 

  • Une résistance à l'insuline, qui peut évoluer vers un diabète de type 2 ; 

  • Inflammation chronique basse intensité : accélère le vieillissement cellulaire et favorise le  développement de pathologies chroniques. 

  • Une augmentation du risque de démence et de la maladie d'Alzheimer


ⓘ Vers 30 ans, il ne reste que 10% de votre réserve ovarienne.  

Vers 40 ans, ce chiffre tombe à 3%. 

Cerveau 

Elles influencent la mémoire, l'humeur, le  sommeil, la concentration et la régulation de la  température de votre corps 

Coeur et vaisseaux sanguins 

Elles protègent contre les maladies cardiovasculaires 

Métabolisme 

Elles contribuent à maintenir un métabolisme  stable et une répartition harmonieuse des  graisses 

Os 

Elles maintiennent la densité osseuse, prévenant  l'ostéoporose 

Peau, cheveux, et articulations 

Elles maintiennent l'élasticité et la santé des  tissus 

Zone génitale & urinaire 

Elles soutiennent la lubrification, la souplesse et  la résistance aux infections de la zone intime 

ⓘ À la ménopause, vos taux d'oestrogènes et  de progestérone chutent d’environ  95 % par rapport à vos années  fertiles

70 

Symptômes de la (péri)ménopause (voir en annexe) 

Symptômes Vasomoteurs 

(Les plus caractéristiques) 

  • Bouffées de chaleur : 75-85% des  femmes, peuvent survenir 20-30 fois par  jour, durant en moyenne 7-10 ans 

  • Sueurs nocturnes perturbant gravement  le sommeil

Troubles du Sommeil 

  • Difficultés d'endormissement 

  • Réveils nocturnes fréquents 

  • Sommeil non réparateur


Autres symptômes fréquents 

  • Douleurs articulaires et musculaires

  • Baisse de libido 

  • Prise de poids (~5kg en moyenne a la  menopause), redistribution abdominale

  • Palpitations cardiaques 

  • Migraines ou aggravation de migraines  préexistantes


4. Les solutions: prendre soin de votre santé 

Il n'y a pas de fatalité. De nombreuses options de traitement existent pour soulager vos symptômes et  protéger votre santé à long terme. 

Pour celles qui présentent des symptômes, il existe un large éventail d'options de traitement,  notamment: 

  • Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) : le traitement de référence 

  • Thérapies non hormonales : pour celles qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas prendre  d'hormones 

  • Modifications du mode de vie : nutrition et exercice (indispensables pour toutes)

  • Thérapies complémentaires : TCC, acupuncture, hypnothérapie 

Le Traitement Hormonal de la Ménopause (THM) : le traitement de référence 

Qu'est ce que le THM ? 

Le THM est le traitement médical de référence pour soulager les symptômes de la ménopause  (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, sécheresse intime, troubles de l'humeur) et prévenir les  effets à long terme de la carence oestrogénique, notamment l’ostéoporose, les pathologies  cardiovasculaires et le déclin cognitif. Il consiste à administrer de faibles doses d'hormones bio identiques, identiques à celles naturellement produites par les ovaires. 

Ce traitement est recommandé - en l'absence de contre-indication - par l'ensemble des sociétés  savantes françaises et internationales (CNGOF, GEMVI, NAMS, IMS, BMS), lorsqu'il est débuté dans la  “fenêtre d'opportunité” (dans les 10 ans suivant la ménopause ou avant 60 ans). Il existe sous  plusieurs formes (gel, patch, comprimé, capsule vaginale), et son ajustement est personnalisé selon  les antécédents et symptômes de chaque femme. 

Bénéfices prouvés du THM 



Lorsqu'il est prescrit dans la “fenêtre d'opportunité” (dans les 10 ans suivant la ménopause ou avant  60 ans), le THM présente des bénéfices démontrés qui incluent une réduction marquée des  symptômes vasomoteurs, une amélioration du sommeil et de la qualité de vie, une prévention de la  perte osseuse, une réduction du risque d'infarctus et de mortalité, ainsi qu9une diminution globale de  la morbi-mortalité toutes causes confondues. 

L'approche médicale du THM  

Le THM reste un traitement médical complexe, qui nécessite une évaluation personnalisée. C’est pour cela que nous avons conçu un guide complet, “THM 101”, qui explore : 

  • ce qu’est le THM, 

  • ses bénéfices démontrés à court et à long terme, 

  • ses risques, 

  • l’importance d’une approche personnalisée du traitement. 

~ LE TÉLÉCHARGER ICI 

Les thérapies non hormonales 

Antagonistes des récepteurs NK3 (fézolinetant) 

Le fézolinetant appartient à une nouvelle classe thérapeutique spécifiquement développée pour traiter  les symptômes vasomoteurs (bouffées de chaleur, sueurs nocturnes). Sans action hormonale, il  représente une avancée importante dans la prise en charge des femmes ne pouvant pas bénéficier d'un  THM. Ce traitement est soumis à prescription médicale et nécessite une surveillance médicale régulière. 

Autres traitements possibles (hors AMM) 

Certains antidépresseurs (ISRS, IRSNa) ou anxiolytiques peuvent être prescrits pour atténuer les  bouffées de chaleur, notamment en cas de contre-indication au THM. Ils agissent sur les  neurotransmetteurs cérébraux impliqués dans la régulation de la température et de l'humeur. Leur  efficacité est modérée, avec une réduction moyenne de 50 à 60 % des symptômes vasomoteurs. 

Ils peuvent également aider à soulager certains troubles neurocognitifs fréquemment observés en  périménopause, comme l’irritabilité, l'anxiété ou les troubles de la concentration. Leur utilisation dans ce  contexte est dite hors AMM (hors indication officielle). Ces traitements n'apportent pas de bénéfice  préventif à long terme (os, coeur, cerveau), et peuvent entraîner des effets secondaires notables. 

La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) 

Les études montrent que la TCC permet de réduire d'environ 50% la gêne ressentie liée aux symptômes  vasomoteurs, et jusqu'à 40% la fréquence des sueurs nocturnes. Elle améliore aussi le sommeil et la  qualité de vie, avec des effets qui peuvent durer plusieurs mois. 

Autres thérapies complémentaires 

  • Hypnothérapie clinique : listée par la North American Menopause Society (NAMS) comme option non hormonale possiblement efficace pour atténuer les bouffées de  chaleur et améliorer le sommeil. 

  • Sophrologie : cette méthode de relaxation dynamique, combinant respiration,  visualisation et détente musculaire, aide à réduire le stress, à améliorer la qualité du  sommeil et à mieux gérer les émotions pendant la ménopause. 

    Kinésithérapie : utile pour soulager les douleurs musculo-squelettiques et prévenir la  perte de mobilité, fréquente à la ménopause. 

  • Acupuncture : certaines études suggèrent une amélioration des bouffées de chaleur,  des douleurs articulaires et du sommeil, mais la qualité scientifique des données reste  variable.  

À propos des compléments alimentaires et phytoestrogènes 

Bien que l'attrait des compléments et remèdes à base de plantes soit compréhensible,  les preuves scientifiques de leur efficacité sont faibles ou inexistantes pour la plupart  d'entre eux. 

  • Les compléments ne sont pas soumis aux contrôles réglementaires stricts imposés  aux médicaments. La qualité et la concentration en principes actifs peuvent varier  considérablement. 

  • Certains compléments peuvent poser des risques pour la santé et interagir avec vos  médicaments

  • Aucun complément alimentaire ne peut arrêter ou inverser la ménopause

5. Les modifications du mode de vie :  indispensables pour toutes, dès la périménopause 

La carence hormonale modifie profondément votre métabolisme, votre  composition corporelle, votre santé osseuse et cardiovasculaire. Vous ne pouvez  plus manger et bouger comme avant. 

Les changements de mode de vie ne sont pas optionnels 4 ils sont essentiels  pour votre santé et votre longévité, que vous preniez un THM ou non. 

Nutrition 

La chute des oestrogènes modifie votre métabolisme, installe une inflammation chronique  de bas grade, favorise la résistance à l'insuline, la prise de poids abdominale et accélère le  vieillissement des os, des muscles et du cœur. Chaque choix alimentaire devient un levier  puissant pour contrer ces déséquilibres. 

 Protocole nutritionnel recommandé 

Adopter une alimentation anti-inflammatoire 

Privilégiez légumes colorés, fruits frais, légumineuses, céréales complètes,  protéines de qualité (poissons, œufs, tofu, légumineuses) et bonnes graisses  riches en oméga-3 (huile d'olive, noix, poissons gras).  

³ Limitez autant que possible les sucres ajoutés, aliments ultra-transformés,  et graisses saturées. 

2 Assurer un apport protéique suffisant 

Indispensable pour préserver la masse musculaire, soutenir le métabolisme et  prévenir la sarcopénie. 

3 Réduire la consommation d¾alcool et de caféine 

Ces substances entretiennent l'inflammation, aggravent les bouffées de  chaleur, les troubles du sommeil et l'anxiété. 

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Le saviez-vous? La périménopause est un moment CLÉ 

C'est pendant la périménopause, bien avant l'arrêt complet des règles, que les  changements s9installent. 

Le corps devient plus sensible aux déséquilibres métaboliques et le poids pris à  ce moment-là est souvent difficile à perdre par la suite. 

C'est donc une fenêtre critique de prévention : ajuster son alimentation, son  sommeil et son activité physique dès cette phase permet de limiter les  symptômes et de préserver son bien-être futur. 

Activité Physique 

S9il existait un <médicament miracle= pour ralentir le vieillissement chez la femme, ce  serait sans conteste l9activité physique. 

À la (péri)ménopause, le corps subit une double vulnérabilité : la fonte musculaire  (sarcopénie) et la fragilisation osseuse (ostéopénie/ostéoporose) liées à la chute des  oestrogènes. 

Mais le sport ne sert pas seulement à compenser la perte de muscle : 

Il préserve la solidité  des os, 

Protège le cSur et le  cerveau, 

Et agit comme un  véritable anti 

inflammatoire naturel. 

Chez les femmes post-ménopausées inactives, le  risque de mortalité toutes causes confondues  augmente de près de 50% comparativement à  celles qui respectent les recommandations  d'activité physique. Le mouvement n'est donc pas  un luxe : c'est une thérapie de longévité. 

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50% 

d'augmentation 

du risque de mortalité chez les  femmes inactives 

Protocole sport recommandé (cumulatif, pas exclusif) 

1 Renforcement musculaire 

2-3 séances par semaine minimum 

Indispensable contre la sarcopénie. Utilisez poids, bandes élastiques : squats,  fentes, pompes, tirages, gainage. 

2 Exercices à impact 

Plusieurs fois par semaine 

Sauts, montées de marches, marche rapide en côte, course légère.  

Indispensables à la stimulation de la masse osseuse. 

3 Cardio modéré (zone 2) 

150-300 minutes par semaine 

Marche rapide, vélo, natation. Renforce le cœur, réduit l'inflammation,  améliore la résistance à l'insuline. 

Le saviez-vous? 

Tous les sports ne se valent pas ! Le yoga et le Pilates sont excellents pour la  souplesse mais ne suffisent pas seuls à compenser les effets de la ménopause  sur les muscles et les os. 

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Autres habitudes de vie essentielles 

Au-delà de l'alimentation et de l'activité physique, certains leviers du quotidien ont un  impact majeur sur vos hormones, votre santé cardiovasculaire et votre bien-être global. 

1 Arrêt du tabac (fortement recommandé) 

Le tabac aggrave l'ensemble des symptômes ménopausiques (bouffées de  chaleur, troubles du sommeil, sécheresse vaginale) et accélère la perte  osseuse. Il multiplie par deux le risque cardiovasculaire -1ère cause de  mortalité chez la femme ménopausée - et favorise le vieillissement cutané et  cellulaire 

L'arrêt total du tabac est recommandé 

2 Gestion du stress 

Le stress chronique perturbe l'équilibre hormonal et entretient l'inflammation.  Intégrez des pratiques de relaxation régulières : 

Méditation ou cohérence cardiaque pour calmer le système nerveux, 

Sophrologie, EMDR ou hypnose pour apaiser les émotions et restaurer le  sommeil, 

Activités de pleine conscience (marche, respiration, nature) 

3 Sommeil de qualité 

Le sommeil est un régulateur hormonal clé. Il conditionne la gestion du poids,  de l' humeur et la santé cardiovasculaire. 

Objectif : 7 à 8 heures de sommeil par nuit. 

Quelques repères d’hygiène du sommeil : 

Heures régulières de coucher, 

Chambre fraîche, sombre et sans écrans, 

Dîner léger, sans alcool ni caféine après 15h, 

Rituel de détente avant le coucher (respiration, lecture, bain tiède). 

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6. Savoir quand consulter 

Quand consulter un·e spécialiste? 

De manière proactive 

Consulter précocement permet de distinguer les symptômes liés à la carence  Sstrogénique d9autres causes possibles (stress, thyroïde, dépression, carences  nutritionnelles) et d'établir une stratégie de prévention personnalisée. Objectifs : 

établir un bilan hormonal de base (FSH, estradiol, AMH selon le contexte) ; évaluer les facteurs de risque cardiovasculaire et métabolique ; 

dépister une ostéopénie précoce ; 

mettre en place des mesures de prévention (activité physique, nutrition,  supplémentation, traitement si indiqué). 

Symptômes qui altèrent la qualité de vie 

Bouffées de chaleur, sueurs nocturnes, troubles du sommeil, irritabilité, anxiété,  baisse de libido, douleurs articulaires ou vaginales : ces symptômes traduisent  souvent la fluctuation ou la chute des oestrogènes. 

Une évaluation clinique et hormonale permet d'objectiver la situation et d'envisager  une prise en charge adaptée : traitement hormonal de la ménopause (THM),  alternatives non hormonales, ou mesures d'hygiène de vie. 

Ménopause induite (chirurgie, chimiothérapie, radiothérapie) 

Survient après un traitement entraînant l'arrêt brutal de la fonction ovarienne  (ablation des ovaires, chimiothérapie, radiothérapie pelvienne, traitements anti hormonaux). 

Conséquences : symptômes intenses et précoces, risque accru d'ostéoporose et de  troubles métaboliques. 

Une prise en charge spécialisée est indispensable pour adapter le traitement : 

THM possible si absence de cancer hormonodépendant, après concertation  pluridisciplinaire ; 

Sinon, recours à alternatives non hormonales pour soulager les symptômes et  protéger la santé osseuse et cardiovasculaire. 

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Ménopause avant 45 ans 

Une ménopause survenant avant 45 ans doit toujours être évaluée. 

" Entre 40 et 45 ans, on parle de ménopause précoce, souvent liée à un vieillissement  ovarien accéléré. 

" Avant 40 ans, il s’agit d'une insuffisance ovarienne prématurée (IOP), pouvant avoir  des causes génétiques, auto-immunes ou idiopathiques. 

Ces situations exposent à une carence oestrogénique prolongée, augmentant les  risques d'ostéoporose, de troubles métaboliques et cardiovasculaires. 

Un traitement hormonal substitutif est recommandé jusqu'à l'âge physiologique de la  ménopause (environ 50 ans), sauf contre-indication. 

Une surveillance annuelle (tension artérielle, IMC, frottis, mammographie,  ostéodensitométrie) est conseillée. 

 Pour un avis médical sur le THM 

Si les symptômes climatériques sont modérés à sévères, il est conseillé de consulter  avant 60 ans ou dans les 10 ans suivant la ménopause. Le ou la spécialiste réalise un  bilan complet et évalue la balance bénéfice-risque de façon personnalisée.  

L'approche individualisée est essentielle : le traitement se construit sur mesure, selon  vos besoins, vos antécédents et vos priorités de santé. 

En résumé 

Une consultation dédiée permet : 

d’obtenir un diagnostic différentiel clair

de documenter les biomarqueurs hormonaux utiles

d’instaurer un plan de prévention cardio-métabolique et osseux

et d’améliorer la qualité de vie dès la périménopause. 

Chez MenoClinic, nous avons conçu ce guide pour vous aider à comprendre vos  symptômes, clarifier vos questions et identifier le moment opportun pour consulter. 

Chaque femme vit cette transition différemment 4 notre rôle est de vous accompagner  avec écoute, expertise et précision médicale.




80-90% 

Efficacité 

Réduction des bouffées de  chaleur 

30% 

Réduction

de la mortalité 

30% 

Réduction 

Risque d'infarctus et de  mortalité cardiovasculaire  

50% 

Réduction 

Risque d'ostéoporose